Par Elsa Faucillon
Le jeudi 5 juin, lors de l’examen de la proposition de loi du député communiste Édouard Bénard, la représentation nationale a pu une nouvelle fois assister à la débauche xénophobe obsessionnelle de l’extrême droite française.
Cette proposition de loi vise à étendre le versement des allocations familiales dès le premier enfant. Dans un contexte économique et social où la précarité touche souvent dès le premier enfant, cette mesure, loin d’être un projet nataliste, est une mesure sociale qui entend lutter contre la pauvreté infantile.
Mais ce n’est pas l’affaire des députés du Rassemblement national qui se sont saisit du débat pour dérouler leur projet nationaliste et xénophobe,
appelant à ce que “la politique familiale redevienne le socle d’un projet de civilisation ». En proposant de restreindre les allocations familiales uniquement aux familles dont l’un des deux parents est de nationalité française, le Rassemblement national ne défend pas la justice sociale mais la préférence nationale.
Cette mesure est non seulement inconstitutionnelle, mais surtout contraire à l’esprit même de la sécurité sociale, celui d’un socle solidaire et commun à toutes et tous.
Pour parfaire l’argumentaire discriminant, l’extrême droite agite l’épouvantail d’une augmentation supposée de la fraude sociale pour justifier cette restriction “de bon sens” des allocations familiales. Note au passage : toujours se méfier de ce fumeux « bon sens » !
Derrière l’argument de la rigueur budgétaire, on retrouve leur éternelle obsession : nourrir une méfiance généralisée à l’égard des plus précaires, désignés à demi-mot comme les étrangers.
Leur haine ne s’arrête jamais même quand il s’agit d’enfants !
