Le 19 mars 2022, le joueur de rugby argentin Federico Martin Aramburu était assassiné en plein Paris. Un meurtre politique qui n’avait suscité aucune réaction de la classe politique, alors même que nous étions en pleine élection présidentielle. Plus de 4 ans après le « journaliste » de CNEWS Yohan Usai explique tranquillement que les auteurs des tirs mortels seraient des « gens lambda », sans « aucun rapport avec l’extrême droite ». Vraiment ?
Alors que le procès va s’ouvrir en septembre 2026, nous assistons à une ultime opération de dédiabolisation de l’extrême droite. Les assassins d’Aramburu ne sont pas des « gens lambda » mais des militants d’extrême droite bien connus. Il s’agit de Loik Le Priol et Romain Bouvier, ancien cadre du GUD, qui gravitaient dans des cercles de proches la famille Le Pen comme Alex Lousteau, Julien Rochedy et Paul Alexandre Martin (deux anciens dirigeants du FNJ) ou encore Logan Djian. Des militants néonazis, déjà impliqués dans des actes de torture et de violences. Des profils qui laissent peu de doutes sur les liens entre les groupuscules néonazis et le Rassemblement national. Une question devrait être d’ailleurs éclaircie au procès. Comment se fait il que ces deux militants qui étaient sous contrôle judiciaire, et n’avaient pas le droit d’être ensemble et d’être armés, aient pu commettre ce meurtre ? Depuis 4 ans la famille d’Aramburu exige des réponses.
Le 22 mars dernier afin d’honorer la mémoire de Federico Martin Aramburu et de rappeler que dans notre pays l’extrême droite tue, l’ONED a déposé une gerbe Boulevard Saint Germain.
Nous pensons à sa famille et ses proches.


